Aller au contenu

TCF Canada · Expression écrite

TCF Canada, tâche 2 de l’expression écrite : l’article ou le récit, avec exemples corrigés

La tâche 2 de l’expression écrite du TCF Canada vous demande de raconter une expérience et d’en tirer un avis, en 120 à 150 mots. Plan type, temps du passé, copie NCLC 7 commentée et version NCLC 9 du même sujet : tout ce qu’il faut pour réussir ce texte.

Sur cette page

La tâche 2 du TCF Canada en bref : type de texte, durée conseillée, longueur

Deuxième des trois tâches de l’expression écrite du TCF Canada, la tâche 2 vous fait écrire pour plusieurs lecteurs : un article de blogue, un texte pour le journal du quartier ou le site de l’entreprise, un message sur un forum d’habitants. Vous y racontez une expérience (une sortie, un événement, un problème, une première fois) et vous en tirez un avis, un bilan ou des conseils.

PointCe qu’il faut savoir
LongueurDe 120 à 150 mots. La fourchette est étroite (30 mots) : visez 135 à 145 mots.
Temps conseilléEnviron 20 minutes : 3 pour le plan, 13 pour la rédaction, 4 pour relire les verbes et les accords.
LecteursUn public (les lecteurs d’un blogue, les habitants d’un quartier) : on ne s’adresse pas à une seule personne. Les conseils s’écrivent au pluriel ou de façon générale.
FormeArticle ou message de forum : un titre court. Courriel : une formule d’appel (« Bonjour à tous, »).
Ce qui est évaluéUn récit organisé, la maîtrise des temps du passé, des détails concrets, l’expression des sentiments et le bilan demandé.

La consigne énumère presque toujours trois ou quatre contenus obligatoires : ce qui s’est passé, une difficulté ou une surprise, ce que vous en avez retenu, un conseil. Comme à la tâche 1, chacun doit apparaître clairement, idéalement dans son propre paragraphe.

Plan type d’un article ou d’un récit

  1. Le titre (3 à 7 mots). Court, concret, éventuellement intrigant : « Quarante-huit heures à la bougie » donne envie de lire, « Mon expérience » non.
  2. Le cadre et le début de l’histoire (40 à 50 mots). Quand, où, avec qui, dans quelle ambiance, puis l’événement déclencheur. Imparfait pour le décor, passé composé pour ce qui arrive.
  3. Le moment fort (40 à 50 mots). Un incident, une surprise, une rencontre, une solution : c’est là que le récit avance et que se montrent les temps du passé.
  4. Le bilan (30 à 40 mots). Ce que vous avez ressenti, appris, ce que vous conseillez. Présent, futur ou conditionnel : le changement de temps signale la fin du récit.

Conseil

Notez votre phrase de bilan avant de commencer le récit. C’est votre point d’arrivée : vous ne risquez plus de manquer de place pour la partie que la consigne exige, et que beaucoup de candidats bâclent en une ligne (« C’était super »).

Sujet corrigé : copie NCLC 7 commentée

Le sujet ci-dessous vient de la banque d’entraînement du cours. Lisez d’abord la copie NCLC 7 : elle réalise entièrement la tâche. C’est le niveau visé pour les tirages réservés aux francophones, qui rapporte aussi des points supplémentaires dans Entrée express lorsqu’il est atteint dans les quatre compétences. Les nombres de mots incluent le titre.

Sujet d’entraînement

Une forte tempête a privé votre quartier d’électricité pendant deux jours. Sur un forum d’habitants, vous racontez comment vous avez vécu cette panne, comment les voisins se sont organisés et ce que vous ferez différemment la prochaine fois. (120 à 150 mots)

Copie NCLC 7 · 132 mots

Notre panne de 48 heures

Jeudi soir, pendant la tempête de verglas, l’électricité s’est coupée vers 21 h dans toute notre rue. Au début, avec mes enfants, nous avons trouvé ça amusant : nous avons joué aux cartes avec des bougies. Mais le lendemain matin, il faisait seulement 12 degrés dans la maison, et nous n’avions plus d’eau chaude.

Heureusement, les voisins se sont vite organisés. M. Lavoie, qui a un poêle à bois, a invité trois familles à se réchauffer chez lui. Une autre voisine a prêté son réchaud pour faire du café, et l’école a ouvert un gymnase chauffé.

Cette expérience m’a servi de leçon. Maintenant, je vais garder chez moi des piles, une lampe de poche, de l’eau et des repas faciles à préparer. Et je connais enfin mes voisins !

Copie NCLC 9 · 137 mots

Quarante-huit heures à la bougie

Jeudi, 21 h : un craquement sinistre, puis le noir complet. Le verglas venait d’avoir raison des fils électriques de toute la rue. Le premier soir, la partie de cartes à la chandelle a presque ravi mes enfants ; le lendemain matin, en revanche, le thermomètre du salon affichait 12 degrés, et l’enthousiasme était retombé.

C’est alors que le quartier a révélé une solidarité insoupçonnée. M. Lavoie, l’heureux propriétaire d’un poêle à bois, a ouvert sa porte à trois familles ; une voisine a fait tourner son réchaud de camping pour distribuer du café, et l’école primaire a transformé son gymnase en refuge chauffé.

J’en retiens deux leçons. D’abord, je constituerai une trousse d’urgence digne de ce nom : piles, lampe frontale, eau, conserves. Ensuite, et surtout, je ne croiserai plus mes voisins sans les saluer.

Ce qui fait la différence : la copie NCLC 7 coche toutes les cases. Ses trois paragraphes suivent la consigne (la panne, l’entraide, les leçons), le passé est bien employé (« l’électricité s’est coupée », « il faisait seulement 12 degrés »), une relative précise le récit (« qui a un poêle à bois ») et le bilan est concret. Ce qui la limite : des phrases construites sur le même modèle, un registre parfois oral (« nous avons trouvé ça amusant ») et un vocabulaire général (« garder chez moi des piles »). La copie NCLC 9 raconte exactement la même histoire avec d’autres moyens, détaillés ci-dessous.

Le même sujet en NCLC 9 : ce qui change

Copie NCLC 7Copie NCLC 9Procédé
Jeudi soir, pendant la tempête de verglas, l’électricité s’est coupée vers 21 h dans toute notre rue.Jeudi, 21 h : un craquement sinistre, puis le noir complet. Le verglas venait d’avoir raison des fils électriques…Ouverture en phrases nominales, passé récent (« venait de »), expression idiomatique (« avoir raison de »).
nous avons trouvé ça amusant : nous avons joué aux cartes avec des bougies.la partie de cartes à la chandelle a presque ravi mes enfantsNominalisation, registre écrit, verbe précis.
Mais le lendemain matin, il faisait seulement 12 degrés dans la maison…le lendemain matin, en revanche, le thermomètre du salon affichait 12 degrés, et l’enthousiasme était retombé.Connecteur soutenu, plus-que-parfait, détail qui fait voir la scène.
Heureusement, les voisins se sont vite organisés.C’est alors que le quartier a révélé une solidarité insoupçonnée.Mise en relief (« c’est alors que »), lexique abstrait bien choisi.
Cette expérience m’a servi de leçon. Maintenant, je vais garder chez moi des piles…J’en retiens deux leçons. D’abord, je constituerai une trousse d’urgence digne de ce nom…Bilan annoncé puis structuré (« d’abord », « ensuite »), futur simple, pronom « en ».

À retenir

Les deux copies ont le même nombre d’idées et presque le même nombre de mots. Le NCLC 9 ne vient pas d’une histoire plus originale, mais de la langue : des temps variés, des mots précis, des phrases liées et un bilan structuré.

Temps, connecteurs, ponctuation : la boîte à outils

Les temps du passé

TempsEmploiExemple
Passé composéAction ponctuelle, événement qui fait avancer le récitLe courant a sauté vers 21 h.
ImparfaitDécor, état, description, habitudeIl faisait froid et les rues étaient désertes.
Plus-que-parfaitAction antérieure à une autre action passéeLa tente prenait l’eau : nous l’avions mal installée.
Passé récent (« venir de » à l’imparfait)Action qui venait juste de se produireNous venions d’arriver quand l’orage a éclaté.

Un repère simple : si vous pouvez ajouter « soudain » ou « à ce moment-là », c’est le passé composé. On écrit « Soudain, il s’est mis à neiger », jamais « Soudain, il neigeait ».

Les connecteurs du récit

  • Situer : Samedi dernier, … / Il y a quelques semaines, … / Le jour où…
  • Enchaîner : d’abord, puis, peu après, au bout d’une heure, c’est alors que, finalement.
  • Opposer : pourtant, en revanche, alors que.
  • Conclure : en fin de compte, j’en retiens que…, je ne peux que vous conseiller de…

La ponctuation qui guide le lecteur

  • Une virgule après un complément placé en tête de phrase : « Le lendemain matin, … ».
  • Jamais de virgule entre le sujet et son verbe.
  • Les deux-points pour annoncer une explication ou une liste : « J’en retiens deux leçons : … ».
  • Un saut de ligne entre le cadre, le déroulement et le bilan : votre plan devient visible.

Pour aller plus loin, consultez la liste des connecteurs logiques pour l'expression écrite, classés par fonction.

Sujets d’entraînement pour la tâche 2

Neuf autres sujets du cours, tous corrigés en NCLC 7 et en NCLC 9. Rédigez chacun en 20 minutes, entre 120 et 150 mots, en respectant le genre indiqué entre parenthèses.

  1. Mon premier hiver au Canada (blogue) : premières impressions, une difficulté, une bonne surprise, vos conseils aux nouveaux arrivants.
  2. Bénévole à la banque alimentaire (journal du quartier) : une journée type, ce que vous avez appris, pourquoi d’autres habitants devraient s’engager.
  3. La rencontre qui a tout changé (site de témoignages) : une rencontre inattendue et ce qu’elle a changé pour vous.
  4. Une journée d’équipe en plein air (intranet de l’entreprise) : le déroulement et ce qu’elle a apporté à l’équipe.
  5. Un atelier de cuisine du monde (journal municipal) : l’atelier que vous avez animé et ce que les participants en ont retiré.
  6. Ma première sortie en camping (blogue de plein air) : préparation, imprévus, beaux moments et conseils aux débutants.
  7. La rentrée de mon enfant (forum de parents) : ses premières semaines d’école, ce qui l’a aidé, vos conseils aux familles.
  8. Une saison au jardin communautaire (journal du quartier) : réussites, échecs et ce que ce jardin vous a apporté.
  9. Une cérémonie de citoyenneté (blogue d’une association d’accueil) : le déroulement et les émotions de la journée.

Faire corriger votre texte

À la tâche 2, l’essentiel des fautes se cache dans les verbes : auxiliaire être ou avoir, accord du participe, imparfait ou passé composé. Envoyez votre article sur la page faire corriger votre texte gratuitement et lisez en priorité le commentaire de l’Examinateur virtuel sur la morphosyntaxe : c’est là que se jouent les temps du passé. Sa réécriture au niveau NCLC 9 vous montre ensuite comment varier les phrases sans changer d’histoire.

Pour compléter votre préparation, travaillez aussi la tâche 1 : le message et la tâche 3 : comparer deux points de vue, ou retrouvez la grille et le minutage des trois textes sur la page consacrée à l'expression écrite du TCF Canada. Puis mettez-vous dans les conditions réelles avec un examen blanc au format du TCF Canada.

Questions fréquentes

Combien de mots faut-il écrire à la tâche 2 du TCF Canada ?

Entre 120 et 150 mots. La fourchette est étroite : visez 135 à 145 mots et, si vous dépassez, coupez un détail du récit plutôt que le bilan.

Faut-il mettre un titre ?

Oui si la consigne demande un article (blogue, journal, site) : un titre court, de 3 à 7 mots. Pour un courriel, commencez plutôt par une formule d’appel. Par prudence, comptez le titre dans vos 150 mots.

Peut-on raconter une histoire inventée ?

Oui. Le correcteur évalue votre français, pas la véracité de l’histoire. Choisissez un fil simple que vous savez raconter sans chercher vos mots.

Passé composé ou imparfait : comment choisir ?

Le passé composé fait avancer l’histoire (une action, un événement) ; l’imparfait décrit le décor, un état ou une habitude. Exemple : « Il neigeait depuis le matin quand le courant a sauté. »

Combien de temps consacrer à la tâche 2 ?

Environ 20 minutes sur les 60 de l’épreuve : 3 minutes pour le plan, 13 pour la rédaction et 4 pour la relecture des verbes et des accords.

À lire aussi

Commencer — 24 $ CAD